Voyage au pays de la Wodka

C’est le titre du livre que je viens de lire et qui entre autres parle d’octobre rouge.

Quoi de plus naturel alors de choisir pour Lajemy qui souhaite cette semaine la Révolution dans sa communauté

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(Nicholas II)

Source du texte et image : Wikipédia

 

Largement induite par la Grande Guerre , la Révolution russe est
un événement fondateur et décisif du « court XXe siècle » ouvert par l’éclatement du conflit européen en 1914 et clos en 1991 par la disparition de l’URSS. Objet de
sympathies et d’immenses espoirs pour les uns (la « grande lueur à l’Est » de Jules Romains, le « charme universel d’Octobre » décrit par François Furet), objet de sévères
critiques, voire de peurs et de haines viscérales pour les autre , elle reste un des faits les plus étudiés
et les plus passionnément discutés de l’histoire contemporaine.

Son déroulement et ses conséquences posent toujours de nombreuses questions.

Les historiens sont encore partagés quant à savoir si Février impliquait nécessairement Octobre. La nature d’Octobre (révolution, coup d’État ou
combinaison des deux ?) les raisons des violences de la guerre civile de 1918-1921, celles de la genèse de la dictature soviétique sont également très discutées. Le débat très ancien sur
l’évolution conduisant au stalinisme des années 1930 n’a jamais été non plus définitivement tranché : filiation logique, ou bien déviation (voire trahison), par rapport aux idéaux et aux
pratiques des bolcheviks de la Révolution? 

 

Avant 1917, la Russie était un régime tsariste, autocratique et répressif.

L’abolition du servage par le tsar Alexandre II en 1861 fait apparaître les premièr

es fissures du vieux régime féodal. Une fois affranchis, les serfs sont poussés vers les villes, où ils constituent la main-d’œuvre de la révolution
industrielle.

Au début du XXe siècle, la Russie connaît un essor
industriel spectaculaire, entraînant un essor urbain et une grande effervescence culturelle : le vieil ordre social est ébranlé, aggravant les difficultés des plus pauvres. Les industries
fleurissaient, la classe ouvrière était concentrée principalement dans les grandes villes. Cependant, la nouvelle prospérité du pays ne profite pas à la population.

L’économie dans son ensemble reste archaïque.

  La valeur de la production industrielle est en 1913 deux fois et
demi inférieure à celle de la France, six fois moins que celle de l’Allemagne, ou quatorze fois moins que celle des États-Unis. 

Le rendement agricole reste médiocre, la pénurie de transport paralyse

toute tentative de modernisation économique. 

  Le PIB par habitant est alors inférieur à celui de la Hongrie ou
de l’Espagne de l’époque, et environ un quart de celui des États-Unis . Surtout, le pays est dominé par les
capitaux étrangers, qui possèdent près de la moitié des actions en Russie.

  L’industrialisation du pays a été violente et mal acceptée par
les couches de la paysannerie brusquement prolétarisées.

La classe ouvrière naissante, bien que faible numériquement, est concentrée dans de grands sites industriels qui facilitent l’émulation
révolutionnaire

 

La Russie reste un pays essentiellement rural (85 % de la population). Si une partie des paysans, les koulaks, s’est enrichie et constitue une sorte
de bourgeoisie rurale soutenant le régime, le nombre de paysans sans terres a augmenté, créant un véritable prolétariat rural, réceptif aux idées révolutionnaires. Même après 1905, un député à la
Douma signale que dans bien des villages, la présence de blattes et de punaises dans les maisons était considérée comme un signe de richesse

 

Après la scolarisation menée quelques années auparavant, une partie des ouvriers ont été conquis par les idées marxistes et autres idéologies
révolutionnaires. Toutefois, le pouvoir tsariste fit preuve d’immobilisme. Aux XIX et XX siècles, des mouvements organisés par des membres de toutes les classes de la population (étudiants ou
ouvriers, paysans ou nobles) tentèrent de renverser le gouvernement – sans succès, certains se tournant vers le terrorisme et les attentats politiques.

Les mouvements révolutionnaires étaient soumis à une dure répression, menée par la puissante Okhrana, la police politique du tsar. De nombreux
révolutionnaires étaient emprisonnés ou déportés, d’autres réussissaient à fuir et à rejoindre les rangs des exilés. De ce point de vue, la révolution de 1917 n’est que l’aboutissement d’une
longue succession de petites révoltes. Les réformes nécessaires, que ni les révoltes paysannes, ni les attentats politiques, ni l’activité parlementaire de la Douma, n’avaient réussi à imposer
viendront finalement d’une révolution impulsée par le prolétariat.


Dès 1905, une première révolution éclate après la défaite de la Russie lors de la guerre russo-japonaise. La répression
sanglante d’une manifestation le 22 janvier 1905, lorsque
qu’une partie de la population vint porter une supplique à Nicolas II à Saint-Pétersbourg marque le
« Dimanche Rouge ». Elle constitua une tentative du peuple russe de se libérer de son tsar, et fut marquée par des soulèvements et des grèves de la part des ouvriers et des paysans qui
formèrent à cette occasion leurs premiers organes de pouvoirs indépendants de la tutelle de l’État, les Soviets.

 

 


Renée

Née à Besançon j'ai vécu dans plusieurs pays (Grèce-Allemagne-Australie-Chypre-Kenya-Sénégal, mais, principalement la Suisse ou j'ai grandi. J'aime les voyages lire et la musique. La nature me touche et j'aime beaucoup les animaux. J'ai un chien, une petite Yorkshire de 10 ans. Chipie la bien nommée.

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