Poésie et scène de rue (9)

Balade sur la plage de Saly, vers 18H30, là où après le travail les gens aiment a flâner où, faire du sport.

La vie antérieure

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques 
Que les soleils marins teignaient de mille feux, 
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, 
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. 

Les houles, en roulant les images des cieux, 
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique 
Les tout-puissants accords de leur riche musique 
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux. 

C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes, 
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs 
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs, 

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, 
Et dont l’unique soin était d’approfondir 
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Charles BAUDELAIRE 1821 – 1867

C’est ma participation à de Lady avec pour thème *Couleur* donné par Monica

L’image du haut accompagne le poème pour

De Covix…..La couleur du ciel, le mélanges des couleurs des habitants..noir/blanc en parfaite harmonie.

Renée

Née à Besançon j'ai vécu dans plusieurs pays (Grèce-Allemagne-Australie-Chypre-Kenya-Sénégal, mais, principalement la Suisse ou j'ai grandi. J'aime les voyages lire et la musique. La nature me touche et j'aime beaucoup les animaux. J'ai un chien, une petite Yorkshire de 10 ans. Chipie la bien nommée.

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Matatoune

Belle découverte que ce poème ! Merci! Bonne journée !

casa06

magnifique poème et une photo qui fait rêver.

Très belle journée, bises

Evelyne

Belle poésie une bonne soirée à toi bisous

gazou

Un beau poème que l’on aimerait savoir par coeur

fée capucine

Très beau texte Renée et surtout bon choix… bisous

marie des vignes

superbe photo et superbe poésie; bisous et bonne soirée MTH

Croc

Baudelaire, un de mes favoris, superbement illustré, bravo! Bisous venteux, ce soir

tOrtue

Merci, bonne journée

colettedc

Magnifique choix, Renée et quelle superbe photo !!!
Bonne poursuite de ce mardi,
Bisous♥

Mamounette

J’aime beaucoup.
Belle et douce journée

Rose63

Tu as fait le bon choix
Pauvre Baudelaire il est parti jeune , mais il a eu aussi une vie tumultueuse
Bonne journée Renée
Merci 🙂

Martine Martin

Jolis poème et photos. Bisous

Dousfanfan25

Waouh ! Belle poésie sur une magnifique photo.
Gros bisous du Doubs !!!

LADY MARIANNE

ha Charles Baudelaire !! super choix pour ce thème- merci-
la photo beau coucher de soleil pour Bernard-
bon mardi- bisous-

Aimée

Coucou Renée

Très joli écris sur cette vie, que tu as eu.
J’aime beaucoup, c’est une belle poésie.
En plus sur une très belle photo.

Je ne reçois plus tes news et pourtant je suis inscrite, je viens de vérifier.

Tu ne m’ en veux pas de d’avoir répondu a ton commentaire.

Bisous et bonne journée ensoleillée

pimprenelle

Pour avoir suivi tes pérégrinations en Afrique, je retrouve l’ambiance et pas que.
Bonne journée Renée
Bisous

trublion

sur que cette photo comme cette poésie te replonge dans quelques souvenirs !
Passe une bonne journée
Bisous

jill bill

La vie antérieure, Charles Baudelaire… ,-) la photo colle bien avec, bises Renée

claudine/canelle

Nostalgie avec ce beau texte …
Merci Renée
C’est très beau
Bises et bonne journée

écureuil bleu

Bonjour Renée. Belle photo et joli poème ! Qui l’a écrit ? Il me rappelle une poésie apprise autrefois. Bisous

Epiceas

Des esclaves nus carrément, dis dont il t’en est arrivé des choses à toi !!! mdrrrrrr

dom

Très belle participation !
Bon mardi !
Je me suis trompée de date de RDV.
C’est le mois prochain ! Pfff
Bisoux, ma renée ♥

Yvette

Bien choisie cette photo avec le poème, du coup c’est un soleil couchant et non une pleine lune. Bonne journée à toi Renée

biker06

Hello Renée
Poésie de Robert Marie Mercier en niçois puis en Français

La Mièua Terra
( Robert Marie MERCIER)
Avia lou goust de la mar,
Una mar douça e calma,
Una mar tant ric d’istoria e de courtura
que empregna li grava,
Qu’aquelu que si bagnon
En tiron lur raïs.
Aqui minga maraia !
Tout es serenità.
Avia lou goust de la mountagna,
Bella e maestousa,
Lu tourrent descadenat,
La chavana vioulenta,
La nèu immaculada,
Lu soum dau silènci.
La marcha longa e dura,
Sus la pista rebea.
Avia lou goust de la pas,
Lou sens de l’armounia,
L’oumbra de l’oulivié,
E lou cant dei cigala.
Lou goust dou mèu daurat
Coura sourte de la rusca.
E la festa au vilage
Coura viren lou Mai.
Avia lou goust dou soulèu,
E de la  sesoun flourida.
Lou goust de la mandarina
E la sièu savour aigre.
Pi  l’estrèma suavessa
De la flou de pourtegalié.
Sentour de tant d’aròmou,
Mesclage detounant.
Avia lou goust dei countrast,
Terra de paradòs,
Maridant l’aiga de la mar
E lou fuec dau soulèu.
Platituda de l’ounda,
Soum inachessible.
Moutagna venant mouri
En ploungiant dins lu flot.
Que n’en an fach de la mièua terra ?
Que n’en an fach de la nouòstra ànima ?
Lou betoun mangia tout,
Li a jà tout tapat,
De li nouòstri douçi couòla
Jusc’au bort de la nouòstra plàia
Repoussant la mièua courtura
Au fount de li nouòstri valada.
Ne recounouissi pu
Lou souòl de lu nouòstre ancessour.
Sus la mièua terra, ancuei,
Sièu un esiliat !

Ma terre
Elle avait le goût de la mer,
Une mer douce et calme,
Une mer si riche d’histoire et de culture,
Qu’elle imprégnait les grèves,
Que ceux qui s’y baignaient
Y puisaient leurs racines.
Ici, point de marée!
Tout est sérénité.
Elle avait le goût des montagnes,
Belles et majestueuses,
Les torrents déchaînés,
Les orages violents,
La neige immaculée,
Les sommets du silence.
La marche longue et dure
Sur des pistes abruptes.
Elle avait le goût de la paix,
Le sens de l’harmonie,
L’ombre de l’olivier,
Et le chant des cigales.
Le goût du miel doré
Quand il sort de la ruche.
Et la fête au village
Quand on tourne le mai.
Elle avait le goût du soleil,
Et des saisons fleuries.
Le goût des mandarines
Et leur saveur acide.
Puis l’extrême douceur
De la fleur d’oranger.
Senteurs de tant d’arômes,
Mélange détonnant.
Elle avait le goût des contrastes,
Terre de paradoxes,
Mariant l’eau de la mer
Et le feu du soleil.
Platitude de l’onde,
Sommets inaccessibles.
Montagnes venant mourir
En plongeant dans les flots.
Qu’ont ils fait de ma terre?
Qu’ont ils fait de notre âme?
Le béton mange tout,
Il a tout recouvert,
De nos douces collines
Jusqu’au bord de nos plages,
Repoussant ma culture
Au fond de nos vallées.
Je ne reconnais plus
Le sol de nos ancêtres.
Sur ma terre aujourd’hui,
Je suis un exilé !

bizz

covix

Bonjour,
Merci de ta participation avec ce poème que je découvre et une photo qui l’illustre bien.
Bonne journée
Bises

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