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L’Escalade, fête Genevoise imagesCAYLAX1X

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Célébrée  le 12 décembre de chaque année à Genève (aujourd’hui en Suisse), marque la victoire de la ville sur les troupes du duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er à
l’occasion de l’attaque savoyarde lancé dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602 (selon le calandrier julien, soit les 21/22 décembre dans lecalendrier grégorien Le nom escalade
évoque la tentative d’escalade par les Savoyards des murailles de la ville au moyen d’échelles.
 

                             

Son contexte historique

Depuis plusieurs années, les ducs de Savoie convoitent la ville riche et prospère qui compte environ 12 000 habitants.
Lorsque Charles-Emmanuel Ier monte sur le trône en
1580, il projette de faire de Genève sa capitale au nord des Alpes et de combattre le calvinisme avec l’appui du pape Clément
VIII
. Cela ne plaît pas du tout au roi Henri IV de France qui envoie quelques soudards pour
atteindre une garnison forte d’une centaine d’hommes.

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En 1602, Charles-Emmanuel Ier décide d’en finir. Il réunit une troupe d’environ 2000 mercenaires principalement espagnols (fournis par son beau-frère
Philippe III
d’Espagne
) et italiens car les Savoyards ne sont pas fiables à ses yeux (trop de liens avec Genève).
D’ailleurs tous ceux qui peuvent apercevoir la concentration de troupes sont systématiquement arrêtés afin qu’ils ne puissent pas donner l’alerte. La date est fixée : ce sera la nuit du 11
au 12 décembre (selon le calendrier julien), l’une des plus longues de l’année. La
lune est cachée et les vigiles ont plus tendance à se réchauffer à l’intérieur qu’à rester
sur les murs de la ville.

 


 
230px-L'Escalade-Mere RoyaumeUne femme avec un pot de fer tue un savoyard (détail d’une gravure sur cuivre de François Diodati réalisée aux environs de 1667)

Les 2000 hommes se mettent en branle, longent l’Arve et se rassemblent à Plainpalais à 2h du matin. Le plan original est d’ouvrir les
portes (à l’aide de commandos) afin de pouvoir laisser entrer les soldats. Le plan semble se dérouler à merveille et l’avant-garde escalade la porte de la Monnaie qui n’est plus gardée par mesure
d’économie. On envoie même un émissaire chargé de négocier la
paix, histoire d’endormir les soupçons. Les fascines comblent le fossé, les échelles sont
dressées, plus de 200 Savoyards sont déjà dans la place et leurs chefs parcourent les rues désertes de la cité. D’Albigny envoie même un message à Charles-Emmanuel Ier (« C’est
fait ») et dépêche immédiatement des messagers dans toute l’
Europe.
 

Entendant un bruit bizarre, deux sentinelles sortent sur le rempart de la Monnaie et tombent nez à nez avec l’avant-garde
savoyarde. Le premier est rapidement estourbi mais le second a le temps de lâcher un coup d’
arquebuse. L’alarme est donnée à 2h30, la Clémence (cloche de la
cathédrale
Saint-Pierre
) sonne le tocsin qui est relayé par toutes les cloches des églises. Les citoyens
se lèvent, saisissent des armes et, en chemise de nuit, viennent prêter main forte aux
milices bourgeoises. Même les femmes s’en mêlent et on en voit manipulant lances et hallebardes comme de vieux briscards. La bataille fait rage
dans tous les coins de la ville mais les Savoyards peuvent encore l’emporter s’ils arrivent à ouvrir la porte de Neuve. Ils réussissent à s’en emparer et s’apprêtent à en faire sauter les gonds
quand
Isaac
Mercier
, un Lorrain, fait tomber la grande herse qui résiste à tous les assauts. Le gros des troupes
restent hors les murs alors que ceux qui réussissent à les franchir sont massacrés ou refoulés. Les rares prisonniers, et parmi eux la fine fleur de la noblesse d’épée savoyarde, sont confiés dès
le lendemain aux bons soins du
bourreau Tabazan et les 67 têtes, sur des piques, ornent jusqu’en juillet les murs du
rempart de l’Oie. Genève, quant à elle, pleure la mort de 18 de ses citoyens.

De retour auprès de Charles-Emmanuel Ier, d’Albigny s’entendit dire : « De cette escalade, Monsieur,
vous avez fait une belle cacade » et c’est ce mot que l’histoire retient. On dit qu’Henri IV, en recevant le tout premier message de Charles-Emmanuel Ier de Savoie, murmure entre
ses dents : « Savoie a pris Genève. Il ne la gardera pas très longtemps. » Le lendemain, à la réception du second message, il part d’un éclat de
rire qui résonne longtemps dans les couloirs
du
palais du
Louvre
.

Après sa défaite, Charles-Emmanuel Ier est obligé d’accepter une paix durable scellée par le
traité de
Saint-Julien
du 12 juillet 1603.

 

 

200px-CequelainoPartition duCé qu’è
lainô
accompagnée des paroles des quatre couplets chantés usuellementdont vous trouvez les paroles ici
:

http://www.cerclechoral.ch/Ce%20Que%20laino%2099.htm


 

et ici, chanté dans la rue

 

Les festivités ont lieu le 12 décembre de chaque année et les commémorations officielles durant le week-end le plus proche de la date historique. Cette
commémoration est considérée comme la fête nationale genevoise culminant par le feu de joie sur le
parvis de la cathédrale Saint-Pierre au son du Cé qu’è lainô, l’hymne genevois, écrit en vieux patois genevois, glorifiant
cet événement historique.

La coutume veut que les enfants se déguisent et défilent durant cette nuit dans les rues ou
chantent aux portes la fameuse chanson Ah ! La Belle Escalade. Les étudiants des niveaux post-obligatoires font également un
défilé diurne dans les rues de la ville. La population se déguise aussi pour participer à la multitude de soirées qui sont organisées en marge des évènements officiels.

L’un des symboles les plus connus de cette fête est la mère Royaume qui, selon la légende, verse par sa fenêtre,
durant la bataille nocturne, une
marmite de soupe chaude sur les soldats savoyards passant dans sa rue.
De là vient la fameuse marmite en
chocolat (remplie de bonbons, emballés aux couleurs genevoises et accompagnés de
petits
pétards, et de légumes en massepain) et la soupe de légumes dégustés à cette
occasion.[1] La marmite est traditionnellement
brisée après la récitation de la phrase
rituelle (« Qu’ainsi périssent les ennemis de la République ! ») par les mains jointes du benjamin
et du
doyen de l’assistance.

 

Un grand cortège historique composé de 800 participants en costumes d’époque, hallebardiers, arquebusiers, cavaliers (et
personnages historiques) défile le dimanche soir dans les rues de la
Vieille
Ville
. Durant ces trois jours, des démonstrations de tir de mousquet, de maniement de hallebarde ou tirs au canon ont également lieu.

L’étroit passage Monnetier est ouvert au public uniquement à l’occasion de la commémoration de
l’Escalade.

Le peuple de Genève venaient pour la plupart de la Savoie voisine car beaucoup d’entre eux y travaillaient ou
administraient cette ville et la plupart de ceux qui la défendirent étaient souvent des Savoyards pures souches de plus « La Mère Royaume » et sa célèbre marmite était
lyonnaise.

200px-Marmite-EscaladeMarmite de l’escalade, elle est remplie de légumes divers en massepain

 A l’inverse, les troupes du Ducs étaient faites de soldats espagnols, anglais,
lombards ou d’autres états d’Europe.

La libération des prétentions savoyardes est aussi le fait de Savoyards habitant et aimant la ville de
Genève

Si vous pouvez un jour, vivez cette fête!

 

                               

Renée

Née à Besançon j'ai vécu dans plusieurs pays (Grèce-Allemagne-Australie-Chypre-Kenya-Sénégal, mais, principalement la Suisse ou j'ai grandi. J'aime les voyages lire et la musique. La nature me touche et j'aime beaucoup les animaux. J'ai un chien, une petite Yorkshire de 10 ans. Chipie la bien nommée.

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