Samedi c’est jour de fête!

Fête de la
Tabaski

 

Partout les femmes s’activent. Les maisons sont nettoyées de fond en comble, la lessive des rideaux et draps s’impose.
Un peu comme en Europe, les nettoyages de printemps et d’automne.

Rendez vous chez les coiffeurs pour les tresses. Le soir les fillettes pleurent tant cela tire sur l’oreiller.

Rendez vous aussi chez les couturiers, car chaque année tous le monde est habillés de neuf, boubous, coiffes chaussures aussi bien sûr !
C’est à qui sera le plus beau.

 

Les super marché sont pris d’assaut, les épiceries et fruitiers ont fait le plein de denrées, il faut se dépêcher car vendredi déjà il ne restera pas grand choses de
ses tonnes de fruits, riz.




Tout le monde court, les rues sont envahies.

Que dire des sommes dépensées pour cette fête qui égale bien Noël, les familles se doivent d’accueillir tout est chacun qui passe, d’offrir boire et manger. De donné
quelques pièces aux enfants revêtu de leur plus beaux atout.

Le mouton acquis a aussi sa signification plus il est gros, plus la famille est aisée, soit disant. Certains n’hésitent pas à s’endetter pour cela.

 

 

D’ailleurs les bergers Mauritaniens le savent bien, car loin de 700.000 moutons qui seront sacrifiés ce samedi à l’occasion de cette  fête seulement au Sénégal, qui en raison d’un manque cruel d’élevage, importe la grosse majorité des troupeaux en provenance du Mali et de Mauritanie.
Le spectacle, dans le Fouta, par exemple, est incroyable!


  

(ici un
tout petit troupeau)


A perte de vue, des troupeaux menés par des bergers, Peuls principalement, descendent vers la capitale et vers les principales agglomérations du pays.

Dakar, par exemple, devient un immense marché aux bestiaux où des centaines de milliers de moutons déambulent partout et sont acheminés dans les familles en bus, en
vélo, en mobylette où sur les galeries de toit des voitures.



Un spectacle hallucinant à voir, au moins une fois, dans sa vie! Et que dire alors d’une fête partagée dans une famille, chez des frères Sénégalais…

C’est article  été écrit en collaboration :

avec mon ami Yves

 en Belgique.
 Que je remercie vivement et moi même