Poésie et scène de rue (9)

Balade sur la plage de Saly, vers 18H30, là où après le travail les gens aiment a flâner où, faire du sport.

La vie antérieure

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques 
Que les soleils marins teignaient de mille feux, 
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux, 
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques. 

Les houles, en roulant les images des cieux, 
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique 
Les tout-puissants accords de leur riche musique 
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux. 

C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes, 
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs 
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs, 

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes, 
Et dont l’unique soin était d’approfondir 
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Charles BAUDELAIRE 1821 – 1867

C’est ma participation à de Lady avec pour thème *Couleur* donné par Monica

L’image du haut accompagne le poème pour

De Covix…..La couleur du ciel, le mélanges des couleurs des habitants..noir/blanc en parfaite harmonie.

50 réflexions sur “Poésie et scène de rue (9)”

  1. Tu as fait le bon choix
    Pauvre Baudelaire il est parti jeune , mais il a eu aussi une vie tumultueuse
    Bonne journée Renée
    Merci 🙂

  2. Coucou Renée

    Très joli écris sur cette vie, que tu as eu.
    J’aime beaucoup, c’est une belle poésie.
    En plus sur une très belle photo.

    Je ne reçois plus tes news et pourtant je suis inscrite, je viens de vérifier.

    Tu ne m’ en veux pas de d’avoir répondu a ton commentaire.

    Bisous et bonne journée ensoleillée

  3. Très belle participation !
    Bon mardi !
    Je me suis trompée de date de RDV.
    C’est le mois prochain ! Pfff
    Bisoux, ma renée ♥

    1. A vrai dire je me souviens plus vraiment mais il me semble si mes souvenir sont juste que le soleil se couchait de l’autre coté (dans mon dos lors du cliché) et donc c’est la lune…Bisoussss

  4. Hello Renée
    Poésie de Robert Marie Mercier en niçois puis en Français

    La Mièua Terra
    ( Robert Marie MERCIER)
    Avia lou goust de la mar,
    Una mar douça e calma,
    Una mar tant ric d’istoria e de courtura
    que empregna li grava,
    Qu’aquelu que si bagnon
    En tiron lur raïs.
    Aqui minga maraia !
    Tout es serenità.
    Avia lou goust de la mountagna,
    Bella e maestousa,
    Lu tourrent descadenat,
    La chavana vioulenta,
    La nèu immaculada,
    Lu soum dau silènci.
    La marcha longa e dura,
    Sus la pista rebea.
    Avia lou goust de la pas,
    Lou sens de l’armounia,
    L’oumbra de l’oulivié,
    E lou cant dei cigala.
    Lou goust dou mèu daurat
    Coura sourte de la rusca.
    E la festa au vilage
    Coura viren lou Mai.
    Avia lou goust dou soulèu,
    E de la  sesoun flourida.
    Lou goust de la mandarina
    E la sièu savour aigre.
    Pi  l’estrèma suavessa
    De la flou de pourtegalié.
    Sentour de tant d’aròmou,
    Mesclage detounant.
    Avia lou goust dei countrast,
    Terra de paradòs,
    Maridant l’aiga de la mar
    E lou fuec dau soulèu.
    Platituda de l’ounda,
    Soum inachessible.
    Moutagna venant mouri
    En ploungiant dins lu flot.
    Que n’en an fach de la mièua terra ?
    Que n’en an fach de la nouòstra ànima ?
    Lou betoun mangia tout,
    Li a jà tout tapat,
    De li nouòstri douçi couòla
    Jusc’au bort de la nouòstra plàia
    Repoussant la mièua courtura
    Au fount de li nouòstri valada.
    Ne recounouissi pu
    Lou souòl de lu nouòstre ancessour.
    Sus la mièua terra, ancuei,
    Sièu un esiliat !

    Ma terre
    Elle avait le goût de la mer,
    Une mer douce et calme,
    Une mer si riche d’histoire et de culture,
    Qu’elle imprégnait les grèves,
    Que ceux qui s’y baignaient
    Y puisaient leurs racines.
    Ici, point de marée!
    Tout est sérénité.
    Elle avait le goût des montagnes,
    Belles et majestueuses,
    Les torrents déchaînés,
    Les orages violents,
    La neige immaculée,
    Les sommets du silence.
    La marche longue et dure
    Sur des pistes abruptes.
    Elle avait le goût de la paix,
    Le sens de l’harmonie,
    L’ombre de l’olivier,
    Et le chant des cigales.
    Le goût du miel doré
    Quand il sort de la ruche.
    Et la fête au village
    Quand on tourne le mai.
    Elle avait le goût du soleil,
    Et des saisons fleuries.
    Le goût des mandarines
    Et leur saveur acide.
    Puis l’extrême douceur
    De la fleur d’oranger.
    Senteurs de tant d’arômes,
    Mélange détonnant.
    Elle avait le goût des contrastes,
    Terre de paradoxes,
    Mariant l’eau de la mer
    Et le feu du soleil.
    Platitude de l’onde,
    Sommets inaccessibles.
    Montagnes venant mourir
    En plongeant dans les flots.
    Qu’ont ils fait de ma terre?
    Qu’ont ils fait de notre âme?
    Le béton mange tout,
    Il a tout recouvert,
    De nos douces collines
    Jusqu’au bord de nos plages,
    Repoussant ma culture
    Au fond de nos vallées.
    Je ne reconnais plus
    Le sol de nos ancêtres.
    Sur ma terre aujourd’hui,
    Je suis un exilé !

    bizz

Répondre à Renée Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *