Poésie du mardi & Scène de rue (10)

12/03/2019 56 Par Renée

Les Giboulées de Mars – Poème vendéen

Comme un joyeux canard se payant une ondée
Je navigue sans but au gré de mes sabots,
Dans les pacages verts de ma douce Vendée
Au souffle du printemps qui s’éveille en sursaut

Sur le bocage nu, tout s’étoffe et bourgeonne
Le gai soleil louvoie dans le bleu et le noir
Chassant la giboulée qui déverse et qui tonne
Et lessive l’hiver à grands coups d’arrosoir

Si les prunelliers noirs ont mis leurs robes blanches
Violette épinglée au revers du talus
Mon cœur a endossé son âme des dimanches
Primevères, coucous…! Soyez les bienvenus

Du vieux chêne qui borde un chemin de traverse
Sur la plus haute branche, va se loger Margot
De son globe épineux que la bourrasque berce
Dame pie courroucée m’interpelle en argot

Et je flâne rêveur au gré des éléments
Dans les pacages verts de ma douce Vendée
Savourant les parfums de la rose des vents
Comme un joyeux canard se payant une ondée. de Félix Moreau – 15 décembre 1987 Treize-Septiers (85600) Source

Participation à Lady Thème choisi par Zaza 

Vent et pluie chez nous, mais, la vidéo ne peut peut-être pas convenir à Covix

 alors je propose aussi ce cliché pris dans un super marché proche de chez nous. Annonce pour un événement.