Poésie du mardi et scènes de rue Cheval

28/08/2018 60 Par Renée

Un soir de mai, Charles Dovalle ( 1807 – 1829)

Roulez, élégantes calèches !…
En avant, coursiers, en avant !…
Ceintures légères et fraîches,
Flottez au vent !

Du jour qui meurt la lumière abaissée
Joue entre les rameaux,
Dore les troncs, et serpente, brisée,
Sur l’herbe, en longs réseaux…

Silence ! amants, silence !…
Le vent du soir balance
Le chèvrefeuille en fleur :
Le bois est déjà sombre…
Ne confiez qu’à l’ombre
Vos soupirs de bonheur !

– Voyez-vous par ici des corolles fermées,
Qui d’un nouveau soleil attendent les rayons ?…
Prenons à l’ébénier ses grappes embaumées,
À l’aubépine ses boutons…

Oh ! la belle amazone !
Son jeune front rayonne
D’orgueil et de plaisir :
Son cheval d’Angleterre
Brûle du pied la terre…
Quel bonheur de courir !…

La poussière s’élève… Ici l’air frais caresse,
Flatte, ravive tous les sens ;
C’est comme un doux parfum de vie et de jeunesse,
Comme une haleine de printemps ! […]

” Roulez, élégantes calèches !…
En avant, coursiers, en avant !…
Ceintures légères et fraîches,
Flottez au vent !…

Photo prise sur le vif le 14 avril 2018 (en sortant du restaurant lors de l’anni du mari vers 16H00)

Texte et photos font ma participation au défi de Lady

et de Covix