Joie, rire ou colère?

                      La joie,

pour certains, peut signifier le plaisir, c’est-à-dire une satisfaction par exemple sensuelle, corporelle. Il y a également des plaisirs intellectuels, esthétiques ou affectifs.
Mais ce n’est pas encore la joie au sens où nous l’entendons.
Le plaisir diffère de la joie par sa fugacité, son caractère épisodique et passager ; c’est une sorte de mousse qui monte à la surface, puis se dissipe.
Il faut donc bien distinguer entre le plaisir et la joie.

Pour d’autres, la joie évoque l’idée du bonheur.
Dans ce mot, il y a « heur » que nous retrouvons dans « malheur » et qui signifie
la chance, le destin.
Étymologiquement, le « bonheur » est donc un destin qui nous satisfait ;
 il est lié à l’idée d’une chance, d’un événement heureux qui nous arrive.
C’est quelque chose de beaucoup plus grand, de plus durable que le plaisir.

Différent du plaisir, le bonheur l’est également de la béatitude.
Celle-ci, en effet, a une dimension très particulière.
Il y a en elle quelque chose de surnaturel, de divin, l’idée d’une bénédiction, mais dont on n’a pas nécessairement conscience.
On peut réaliser, porter en soi les « béatitudes » de l’Évangile, mais sans éprouver concrètement de bonheur. C’est là justement toute la différence avec la joie.
Car celle-ci suppose que nous en ayons pleinement conscience. Dans la joie, nous nous sentons véritablement heureux.

Quelles sont les caractéristiques de la joie ?
D’abord, c’est un état d’âme qui n’est pas partiel.
À l’inverse du plaisir ou du bonheur, la joie ne concerne pas seulement tel ou
tel aspect de notre personnalité ; elle nous prend tout entier.
Elle élève toute notre vie à un certain niveau, où l’être et le faire ne font plus qu’un.
Chez celui qui est joyeux, il n’y a plus cette espèce d’intervalle,
de trou que nous rencontrons d’habitude entre l’état de l’âme et l’action.
Dans la joie, c’est tout l’univers qui nous apparaît avec une couleur, une atmosphère, une qualité nouvelles.

Ensuite, la joie ne se conçoit pas sans une certaine exultation,
une expression extérieure liée à un dépassement de ce qui était jusqu’alors. 
Cette exultation est une transformation de la parole en chant.
Lorsque nous sommes vraiment joyeux, la parole ne nous suffit pas ;
instinctivement, surtout si nous sommes seuls nous pouvons nous mettons à chanter,
à entonner une mélodie qui peut prendre beaucoup d’aspects et de nuances.
La joie nous prend et nous élève hors de nous-mêmes.
Elle donne une qualité entièrement nouvelle à tout notre être.

Essayons maintenant de discerner quelle est la structure de la joie.
La joie est à base de reconnaissance. Elle est une action de grâce pour tout ce que nous recevons. 
Nous avons tant de raisons de nous réjouir, d’éprouver une joie surnaturelle ! Pensons, par exemple, que Dieu nous a choisis, élus de toute éternité. Il nous a donné la vie, amenés à
l’existence. Nous sommes sortis du monde des possibilités, et nous avons reçu l’Être ; puis, nous avons été comblés de grâces innombrables. Considérons un instant le cours de notre
vie : nous y verrons de multiples raisons de rendre grâce. Comme vous vous en souvenez peut-être, Moïse dit un jour à Dieu : « Montre-moi ta puissance », et Dieu lui
répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté » (Ex 33, 18-19). Dans cette vision simple de toute la bonté de Dieu qui passe devant nous, nous enveloppe et nous couvre, il y a
une reconnaissance.

La joie contient encore un autre élément que la reconnaissance : la confiance.
Non pas la confiance conditionnelle – « je crois en toi si tu fais telle ou telle chose » –, mais la confiance absolue, inconditionnelle,

Telle est la joie, cette joie qui est une reconnaissance débordante et une confiance totale.

La colère : 

La colère surgit lorsque l’équilibre est rompu dans un aspect de notre vie. Le déséquilibre prend la forme générale d’une insatisfaction. Celle-ci peut
signifier qu’un besoin est insatisfait, qu’un désir n’est pas comblé, qu’une attente est sans réponse ou peut-être même qu’un caprice n’est pas satisfait.

La colère porte un double message: elle signale à la fois l’insatisfaction et ce que nous considérons comme « l’obstacle » à notre bien-être. La colère, en effet, est toujours vécue à l’égard de
quelqu’un ou de quelque chose. On en veut « à » de nous « faire vivre » telle chose.

La colère déclenche une mobilisation de l’organisme entier. L’esprit est concentré sur le problème (plus particulièrement sur l’obstacle). Plusieurs réactions physiologiques sont déclenchées;
elles sont particulièrement visibles lorsque la colère est intense. L’expression « la moutarde me monte au nez » traduit bien la sensation physique que produit le début de cette mobilisation
physiologique.

La mobilisation nous prépare à « l’attaque ». On devient prêt à se défendre, à conquérir ce qui nous apportera la satisfaction désirée. Essentiellement, la colère fournit l’énergie pour vaincre
l’obstacle qui se dresse devant nous.

Comme toutes les émotions, la colère est une saine manifestation d’insatisfaction. Mais la façon dont on la vit peut parfois engendrer des problèmes. Dans la mesure où elle se développe selon le
processus vital d’adaptation , elle nous conduit à une action « appropriée ».

C’est lorsqu’on agit impulsivement, en omettant des étapes du processus, qu’on déclenche des problèmes. C’est le cas lorsqu’on passe, par exemple, directement de
l’émergence de la colère à l’action.

Les erreurs typiques reliées à la colère

Une saine gestion de la colère va de pair avec l’attitude qui consiste à porter la responsabilité de sa vie. Lorsqu’au contraire on considère les autres (ou la vie elle-même) comme responsables
d’assurer notre bien-être, on est naturellement porté à les accuser de nos frustrations.

Il est donc faux d’affirmer que la colère est « mauvaise conseillère » ou encore qu’elle provoque l’emportement. Ce sont plutôt les blocages dans le processus émotionnel ou les erreurs dans
l’attribution des responsabilités de notre satisfaction qui expliquent nos faux pas.

Par exemple, le fait de sauter une seule étape du processus émotionnel de ma colère, m’empêche d’agir en respectant « tout ce qui m’importe ». Si je ne prends pas la peine de la ressentir et de
comprendre « comment et combien » je suis affecté, je ne pourrai pas trouver une façon d’agir pour « compléter » réellement mon expérience. En négligeant une ou plusieurs étapes du processus, il me
sera également impossible de savoir si ma colère est défensive ou fondée. Par exemple je ne pourrai me rendre compte que ma colère sert de camouflage à ma tristesse ou encore que j’attaque au
lieu de reconnaître une vérité dénoncée.

Si par ailleurs j’ai tendance à faire porter la responsabilité de ma satisfaction aux autres, ma colère portera souvent sur des cibles impropres. Dans ce cas, je risque souvent de stagner dans
mes insatisfactions, car les personnes faussement accusées ne collaboreront pas. Si je mets la responsabilité de ma satisfaction dans les mains des autres à cause d’un « déni de la solitude », je
porterai peut-être indéfiniment un certain nombre de griefs qui empoisonneront ma vie,


 

mais aussi celle de mon entourage et  ma proches famille!!!!.

Alors souriez, riez aux éclats 

c’est tellement plus joli pour
TOUS.

Sur ce, assez travaillez aujourd’hui, je vais en balade sur OB..A bientôt!

Renée

Née à Besançon j'ai vécu dans plusieurs pays (Grèce-Allemagne-Australie-Chypre-Kenya-Sénégal, mais, principalement la Suisse ou j'ai grandi. J'aime les voyages lire et la musique. La nature me touche et j'aime beaucoup les animaux. J'ai un chien, une petite Yorkshire de 10 ans. Chipie la bien nommée.

24 commentaires sur “Joie, rire ou colère?

  1. bien bel article.je vaiiés aussi me bouger..mais c’est dimanche.tout de bon .amité

  2. bien bel article.je vaiiés aussi me bouger..mais c’est dimanche.tout de bon .amité

  3. Bonsoir Renée, et bien moi j’étais un peu débordée ces derniers temps…car j’avais mes petits enfants avec moi toute la semaine cause fermeture école pour états grippaux lol… donc suis passée
    par plusieurs états, colère et incompréhension de l’attitude des élus se précipitant sur la couverture « fermeture » sans raison car aucun test n’ayant été fait rien ne disait que c’était le virus…
    mais joie car j’ai profité de mes petits comme ils ont profité de moi et l’on a bien rit… et tu sais quoi je ne retiendrai que cela…. alors avec un grand sourire je te souhaite une bonne soirée
    et une douce nuit ! gros bisoussssssssss

  4. Bonsoir Renée, et bien moi j’étais un peu débordée ces derniers temps…car j’avais mes petits enfants avec moi toute la semaine cause fermeture école pour états grippaux lol… donc suis passée
    par plusieurs états, colère et incompréhension de l’attitude des élus se précipitant sur la couverture « fermeture » sans raison car aucun test n’ayant été fait rien ne disait que c’était le virus…
    mais joie car j’ai profité de mes petits comme ils ont profité de moi et l’on a bien rit… et tu sais quoi je ne retiendrai que cela…. alors avec un grand sourire je te souhaite une bonne soirée
    et une douce nuit ! gros bisoussssssssss

  5. je passe souvent par ces 3 états mais le plus souvent c’est la joie et le rire, la colère est forte chez moi mais assez rare
    bonne soirée renée
    bisous

  6. je passe souvent par ces 3 états mais le plus souvent c’est la joie et le rire, la colère est forte chez moi mais assez rare
    bonne soirée renée
    bisous

  7. Eimai sto Nafplio (Peloponessou) … Kai exo ena spiti sto vouno coda Karpenici  pou piaino mono ya diakopes kai Pasxa

  8. Eimai sto Nafplio (Peloponessou) … Kai exo ena spiti sto vouno coda Karpenici  pou piaino mono ya diakopes kai Pasxa

  9. Bien détaillé tout cela, l’homme a besoin de toutes les émotions, la joie, la colère, la douceur, je pense

    gros bisous

     

  10. Bien détaillé tout cela, l’homme a besoin de toutes les émotions, la joie, la colère, la douceur, je pense

    gros bisous

     

  11. Très philosophique cette dissection des émotions .
    Je suis heureuse que tu fasses désormais partie des Philhéllènes. Kalos Irfate !

  12. Très philosophique cette dissection des émotions .
    Je suis heureuse que tu fasses désormais partie des Philhéllènes. Kalos Irfate !

Les commentaires sont fermés.

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