Café thé de février&mars

Ma participation de février 2019 un ami à quatre pattes (106)

Il devait s’appeler Prince, il aurait dû, c’était mon petit Prince a 4 pattes

Quand il a déboulé dans ma vie en 1989, se fut une tornade

Son entrain, son enjouement ont imposer un changement

Ainsi fut-il rebaptisé, Tornade.

Il était petit quelque peu trapu mais néanmoins plein de charme

Son petit museau bien carré, une oreille bien droite l’autre repliée lui donnait un air coquin et, craquant. Il n’était pas bien lourd à l’âge adulte 3 kg c’était un *mini* York.

Age adulte dont il n’a pas profité bien longtemps…J’habitais alors l’appartement en contre bas d’une ferme.

Mon entrée était sur l’arrière de celle-ci desservis devant par un chemin vicinal, ou la vitesse ne devait pas être supérieur à 30-40km/heure étant donné que le croisement y était impossible.

Zone agricole, on y croisait souvent autant les paysans sur leurs engins que le soir la faune des campagnes.

Un petit coquin qui s’échappait souvent de la cour pourtant clôturée pour aller musarder dans les champs….

Mais voilà, un vendredi vers 16H00 un automobiliste est arrivé a plus de 60 au moment où Tornade m’échappait. Tout fut dit ou presque bien qu’aucune blessure externe ne fût visible, coucher sur le bas-côté il ne s’est pas relevé.

Je me souviens la course pour descendre chez le véto klaxon enfoncé slalomant entre les voitures, circulation intense de fin de semaine.

Je revois le véto me dire c’est fini, ce l’était déjà avant votre arrivée. Je pleure encore aujourd’hui en repensant au retour lui, dans sa boite ayant reçu les divers médicaments qui permettais de l’enterrer dans le petit bout de jardin. Je ressens encore cette impossibilité de rentrer après le travail 4 jours durant, mes errements.

En *parler* ici tout revient, les larmes aussi……Il ne reste qu’une mèche de cheveux et les souvenirs de ce petit Prince cette Tornade qui en 18 mois m’a tant apporté, lui aussi. Tout comme la suivante Canelle, parti de vieillesse dans mes bras à la maison grâce au déplacement du vétérinaire pour cette ultime soin.

Participation de Mars Le café la nuit : (107)

Chez Marcel

La nuit est tombée les clients se font rare. Ne reste que quelques habitués du quartier. Des esseulés peu pressés de retrouver un appartement silencieux. D’autres sont carrément des piliers de bar ne pouvant se résoudre à se dire, c’est le dernier !

La terrasse c’est presque vide, quelques retardataires finissent leur café avec le pousse, offert par le patron, ravis d’avoir pu liquidé tous ces menus du jour. Le temps était si doux aujourd’hui que tous en ont profiter.

J’aime ce bistrot de quartier ou j’officie depuis 3 ans, j’en connais tous les recoins ainsi que les habitudes de chacun.

Je me permets d’en tutoyer quelques-uns, avec qui la sympathie est vite passée.

Comme Claude qui inévitablement boit son express avec un verre d’eau. Yvette qui pousse d’y pas alerte, la porte pour chaque jour à 09 heures tapante. Véro la petite coiffeuse qui vient manger chaque midi, plus souvent un jambon beurre qu’un plat, à se demander comment elle fait pour rester si mince. George, le peintre qui boit sa pinte tous les soir après le boulot et se lance dans des discussions avec Paul, qui sirote son Ricard pendant 1 heure.

D’autres, sont plus distants, comme Le vieux du 4ème de l’allée d’à côté qui exige le journal à peine assis ! Cette dame toujours bien mise permanente bleutée, mais qui ne parle à personne. Un jeune de 20 ans, qui me zieute par en dessous n’ayant pas le courage de me regarder dans les yeux et qui bafouille quand il me demande sa panachée.

Et il y a le patron. Marcel grand sec, pas mal comme mec mais qui lève un peu trop le coude avec les clients, histoire, de faire du chiffre. Il me déclarerait bien sa flamme si, Mme n’était pas derrière le comptoir. Il a essayé un jour ou elle était allée voir sa mère en banlieue. Elle est pourtant jolie sa femme même si elle a pris un tout petit peu d’embonpoint. Remarque, elle est peut-être enceinte depuis le temps qu’elle aimerait bien un enfant.

Je l’aime bien ce café, pas d’argenterie ni de *beau monde* mais, je m’y sens à l’aise le travail n’y est pas compliqué, le côté restauration se borne aux plats du jour. C’est plus facile, les clients, dans l’ensemble, sont gentils. Jamais de bagarres comme dans d’autres quartiers.

Bien sûr je n’y ferais pas carrière car c’est fatiguant, je suis seule serveuse. Mais ce bistro est cher à mon cœur, c’est mon premier job.


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